Le remue-ménage

EDF poursuit sa politique d’augmentation sur l’ensemble de l’année 2017 pour rattraper le gel des augmentations entre 2012 et 2016. Ce scandale d’une hausse des tarifs réglementés s’accompagne de celui des privilèges dont bénéficient eux-mêmes les salariés du groupe sur leur consommation d’énergie. Qu’en est-il vraiment ?

Un accord rocambolesque

Décidée en 2012, la suspension des augmentations pour les tarifs bleu EDF a été décidée par la ministre de l’environnement. Face à cette décision gouvernementale, l’association nationale des opérateurs détaillants en énergie (Anode) a entamé un recours auprès du Conseil d’Etat afin de contester le décret en considérant le coût global des dépenses engendrées par la production d’électricité en France. Ayant obtenu gain de cause en octobre 2016, EDF et tous ses concurrents ont planifié un ensemble d’augmentations successives, très douloureuse pour les propriétaires de radiateurs à fluide caloporteur, destinées à compenser la perte subie malgré la noblesse des mesures environnementales actuelles. En raison de cette victoire administrative, votre facture comporte une ligne supplémentaire au titre de la régularisation.

Cette polémique relance le débat sur l’ouverture du marché de l’électricité à la concurrence. Une étude récente rappelle qu’EDF dispose encore de près de 85% des foyers français et cela n’est pas près de changer avec l’apparition des premiers frimas. La plupart ne connaissent pas les autres fournisseurs d’énergie ou restent fidèles à l’opérateur traditionnel par habitude ou manque de conseils avisés.

Et vous, consultez-vous aussi régulièrement les offres de fournisseurs d’électricité que de téléphone ?

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