Le chauffage à l’heure d’été

Un geste éco-citoyen

Chaque année, à la même période, nous changeons d’heure sans que cela représente pour beaucoup d’entre nous autre chose qu’un geste inutile et nécessitant de devoir remettre à l’heure toutes les pendules et autres indications temporelles de la maison. Et pourtant, cette mesure politique française décidé en 1976 puis adopté par l’ensemble de l’union européenne en 1998 est à la base d’un processus d’économie énergétique réellement efficient pour réduire votre consommation d’énergie en radiateur à fluide caloporteur par exemple. Néanmoins, pourquoi constate t-on d’année en année une réduction des dépenses énergétiques engendrées par ce modèle ? A toutes ces questions et à toutes les autres que vous êtes en droit de vous poser, ce petit billet va essayer d’y répondre de manière éclairé !

Initiative

Avant d’en venir à ses résultats, il est important de comprendre le principe de fonctionnement à l’oeuvre pour ce changement d’heure bi-annuel. D’inspiration politique, la mesure vise avant tout à faire correspondre, de manière la plus efficace possible, les périodes d’ensoleillement avec l’activité économique du ou des pays concernés. Concrètement, il s’agit d’optimiser l’éclairage naturelle disponible pour réduire de manière conséquente l’éclairage public, ce qui représente rapidement un ensemble d’économies si l’on prend de manière globale les dépenses énergétiques pour la capitale parisienne mais également les principales villes françaises. Cette conception des activités humaines dans le temps en fonction de l’ensoleillement nécessite des variations importantes et saisonnières de luminosité pour permettre un ajustement optimal. Cela explique que cette mesure a été adoptée par les pays européens à la différence de villes ou pays situés près de l’Équateur.

Résultats

Le décalage des heures en hiver/ été nécessite d’avoir une population qui vaque majoritairement à ses occupations en soirée et vice-versa pour véritablement profiter du décalage horaire. En raison de notre climat tempéré, la balance des activités humaines permet de pouvoir compter sur une réduction efficace de nos dépenses énergétiques (chauffage électrique de meilleure fiabilité avec le radiateur électrique 2.0, matériel informatique…) grâce au changement d’heure. L’agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) a livrée une étude visant à évaluer sûr une longue période, les effets de cette politique sur notre consommation énergétique notamment au niveau de l’éclairage public. En ce qui concerne les gros chiffres, le gain était de 440 GWh au début du millénaire mais celui-ci décroît pour atteindre désormais 351 GWh. Dans le même temps, on assiste à une réduction des émissions de C02 dans une fourchette qui prévoit environ une réduction de 44000 tonnes par an. L’élément le plus important réside dans la baisse constatée des économies réalisées sur la période, comment peut-on l’expliquer?

Débats

Pour les sceptiques, il s’agit d’une statistique valable pour estimer que la mesure a atteint ses limites en ce qui concerne notre mode de développement économique, et nécessite un retour à l’heure méridienne. C’est  une hypothèse tentante que vient réfuter l’Ademe comme le rappelle cet article qui a pour titre « quelle économie d’énergie le changement d’heure permet-il vraiment de faire ? » . La réduction des économies n’est pas le fruit d’une inefficacité chronique de la mesure mais témoigne, au contraire, d’une meilleure politique environnementale en ce qui concerne l’éclairage public. Fort de nombreux programmes visant à doter celui-ci de capteurs solaires ou encore de réduire sa plage de fonctionnement, les villes parviennent à optimiser leur consommation énergétique.

Pour les années à venir, grâce aux politiques urbaines ainsi qu’à une réduction des besoins énergétiques des entreprises assurées par des moyens de production éco-responsables, l’Ademe estime une baisse relative des économies énergétiques dues au changement d’heure à 258 GWh. Loin de signifier l’échec du modèle, la mesure du siècle dernier a encore de beaux-jours devant elle et l’on peut dire qu’elle a permis également une évolution salutaire des mentalités en ce qui concerne l’éclairage public.

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