Des mesures environnementales

Face au réchauffement climatique, la grande majorité des pays sont favorables à la mise en place de mesures pour limiter leurs émissions de gaz à effet de serre. Afin de soutenir cet effort et positionner la France au cœur des avancées pour la protection du climat, plusieurs mesures étatiques ont été annoncées pour permettre de réaliser la fameuse transition énergétique tant attendue grâce à quatre mesures écologiques et solidaires du plan Hulot. Qu’en est-il vraiment ?

« Le paquet solidarité climatique »

Sous ce titre peu flatteur se dissimule la ligne de conduite principale des efforts du gouvernement en matière de réglementation énergétique. Il s’agit de susciter un changement dans nos comportements d’achats mais également vis-à-vis des utilisations quotidiennes pour tout ce qui concerne l’utilisation des véhicules, l’isolation thermique de notre logement…Ces paramètres doivent permettre d’engendrer une réduction de la pollution de l’air qui atteint, très régulièrement, des sommets aux heures de pointes dans la capitale mais également au sein des principales villes de l’Hexagone.

Tenter de freiner le réchauffement climatique en réduisant l’empreinte environnementale humaine entraîne un coût qu’il est souvent difficile d’assumer pour les ménages aux budgets les plus modestes à l’image du radiateur à batterie Lancey. C’est pourquoi le terme de solidarité est présent dans la proposition gouvernementale, il s’agit d’adapter les efforts environnementaux en fonction du positionnement de chacun dans la société.

Le programme énergétique nouvelle génération

L’une des mesures phares concerne la mise en place d’un chèque énergie, plutôt son évolution tarifaire, à destination des ménages modestes. Il s’agit d’un coup de pouce devant permettre à ces familles de pouvoir subvenir à leurs dépenses énergétiques en fonction de critères qu’il reste encore à déterminer. Cela peut représenter une aide conséquente pour des personnes qui logent dans un habitat vétuste ou mal isolé alimenté en grande partie par un ensemble de radiateurs ancienne génération très énergivores et souvent mal positionnés dans l’espace.

En ce qui concerne le CITE, à savoir crédit d’impôt pour la transition énergétique, une réflexion s’est engagée sur l’efficacité d’une telle mesure pour les foyers à petit budget. De manière semblable aux autres crédits d’impôts, le bénéfice net d’une opération de changement de mode de chauffage n’est visible qu’avec une année de décalage en raison de la méthode de calcul française. Afin d’encourager l’ensemble des foyers à investir dans des systèmes de chauffages plus écologiques, le Cite se transforme à partir de 2019 en une prime énergie qui va être versée à la fin de vos travaux. Dans le cas où vous souhaitez modifier complètement votre installation de chauffage, il est plus aisée de le réaliser malgré son coût élevé en sachant que celui-ci va être rapidement amorti dès la fin de vos aménagements. Cette initiative est à saluer dans la mesure où elle offre le même accès, en fonction des sommes engagées, à une rénovation énergétique de son logement tout en contribuant à réduire nos émissions de gaz à effet de serre.

Pour les détenteurs d’une antique chaudière à fioul, il est temps de vous poser la question si vous ne souhaitez pas plutôt la conserver au sein de votre musée familial à côté du futur radiateur design. Véritable étendard des luttes écologiques dans les dernières années, ces équipements de chauffage rustiques sont souvent défendues par leurs propriétaires envers et contre tout. Pourtant, face aux dépenses conséquentes du remplissage et de l’entretien de votre cuve, la mise en place de « certificats d’économie d’énergie » vous assure de bénéficier d’un capital de départ pour remplacer votre installation vieillissante. D’un montant maximum de 3000 euros, en fonction de votre situation, ce système garantit à tous ses bénéficiaires un apport conséquent à condition que ceux-ci s’orientent vers un matériel écologique utilisant principalement le bois ou le principe de la pompe à chaleur air-eau par exemple.

Quelques réflexions

On peut s’interroger sur ces conditions qui apparaissent pour le moins surprenantes par rapport au développement des énergies renouvelables dans le domaine. Le bois constitue une ressource naturelle qui est utilisé depuis longtemps pour ses qualités de combustion mais une utilisation intensive sans véritable programme de gestion pour cete ressource est à même d’entraîner une situation similaire à ce qui se déroule au cœur de la forêt amazonienne. D’un autre côté, l’installation d’une pompe à chaleur représente un investissement de très loin supérieure à la prime, et ce même pour les ménages les plus modestes, ce qui en fait un équipement réservé la plupart du temps aux personnes disposant de moyens financiers conséquents. Enfin, il est important de rappeler que ce système de chauffage nécessite un entretien permanent mais surtout dispose d’une durée de vie aux alentours de 10 ans. Après cette date, il faut être en mesure de renouveler son investissement et cette fois-ci sans aucun coup de pouce de la part de l’Etat.

L’ensemble de ces mesures en complément de la « prime à la casse nouvelle génération » mais également de la convergence diesel-essence témoignent d’un programme ambitieux à un moment où certaines des grandes superpuissances semblent opérer un mouvement de recul vis-à-vis de l’action climatique à adopter. Comme tout effet d’annonce, il est important de prendre avec recul l’ensemble de ces propositions pour tout ce qui concerne le domaine du chauffage et d’attendre leur mise en place définitive.

Nos réactions vous intéressent, que pensez-vous de ces mesures? Avez-vous déjà bénéficié de celles-ci dans le cadre de leur ancienne application ?

 

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